Paris et ses mystères

La ville de Paris cache de nombreux mystères, à la fois dans son histoire et dans l’imaginaire qu’elle inspire. Les personnages fascinants qui y ont vécu dans le passé réel et dans les œuvres de fiction réapparaissent à chaque coin de rue. On peut suivre leur trace à travers des visites guidées ou des jeux de piste, mais aussi chez soi, bien au chaud, en parcourant des livres. Des historiens curieux et de grands auteurs de la littérature française ont été inspirés par des faits sans doute avérés, comme pour toute légende, et dont ils ont développé tout un mythe.

Chaque arrondissement recèle des histoires plus ou moins étranges. Concernant le quartier du Marais par exemple, on pense à celle de l’alchimiste Nicolas Flamel qui a fait fortune subitement, ce qui a fait penser qu’il savait changer le mercure en or. Vers le Carré du Temple, y aurait-il un trésor caché, celui des Templiers ? Le Fantôme de l’Opéra, celui du splendide bâtiment de Charles Garnier, aurait-il existé ? Entre les catacombes et les cimetières anciens de la ville, les légendes sont toujours vivantes à Paris. Des connaisseurs explorent encore les carrières souterraines interdites. D’autres développent leurs propres théories à partir des croyances populaires. Après tout, où est la limite entre fantasme et réalité ?

La tombe supposée de Dracula au Père Lachaise selon Jacques Sirgent

https://www.actualitte.com/article/reportages/esoterisme-et-vampires-au-cimetiere-du-pere-lachaise/58149

L’architecture à Lille

La visite du centre ancien de Lille est en elle-même une découverte de l’âge d’or de l’architecture lilloise. Au début du XVIIe siècle, les constructions en bois sont abandonnées et c’est la brique qui est utilisée, avec la pierre blanche et le grès. Les arcades empêchent l’humidité de remonter et les parties pleines sont décorées de guirlandes de fruits, cornes d’abondance, masques, angelots joufflus. La construction du bâtiment de la bourse en 1652 marque l’apogée du style lillois. On retrouve cette influence beaucoup plus tard avec le néo-régionalisme et la nouvelle bourse.

La citadelle de Vauban est une autre œuvre caractéristique de la ville. Elle a été construite de 1667 à 1670 sur ordre de Louis XIV. Elle faisait alors partie d’une ligne de places fortes, dans le « Pré Carré » comportant 28 villes fortifiées[1]. Vauban, en tant que gouverneur, était très attaché à la ville. Il avait aussi pour projet d’unir toutes les villes du Nord par la navigation.

Ancienne « capitale des Flandres », future « Capitale Mondiale du Design » en 2020, Lille rassemble aujourd’hui les hommes et femmes d’affaires, étudiants, amateurs de culture et autres créateurs. Autour de la ville se développent de nombreux centres d’intérêts, comme l’habitat ouvrier du quartier Sud, le musée Art déco de La Piscine à Roubaix, ou encore la Villa Cavrois.

[1] https://www.lhistoire.fr/vauban/lille-la-plus-belle-citadelle

Place Louise de Bettignies. Maison Gilles de la Boe (à gauche au coin)

Le mégalithisme à Filitosa

Le mégalithisme (mégas en grec, grand et lithos, pierre) est un terme utilisé pour désigner des pierres levées, isolées ou regroupées. Les dolmens, coffres et allées couvertes sont des monuments funéraires. Les sociétés qui les ont bâties étaient sédentaires et hiérarchisées. Elles montraient ainsi le pouvoir des élites et leur capacité à diriger une communauté. Les mégalithes ont une fonction funéraire, sociale, mais aussi liée aux croyances.

On trouve par exemple un monument cultuel à Filitosa, représentant des guerriers. Le site comprend deux complexes monumentaux, les torre, dont l’un s’accompagne d’une plate-forme de surveillance. La fonction des torre n’est cependant pas militaire, car l’espace y est exigu. En revanche, une aire en argile cuite au centre de la pièce unique permettait d’allumer des feux rituels. De plus, ils sont en partie construits à l’aide de morceaux d’anciens menhirs sculptés à l’effigie de chefs religieux, civils ou militaires. En effet, ces constructions circulaires sont réalisées vers 1100 avant Jésus-Christ, à la fin de l’Âge de bronze, lorsque les croyances primitives mégalithiques sont délaissées et font place à d’autres croyances.

Monument torréen à Filitosa, site préhistorique corse

Monument torréen à Filitosa, site préhistorique corse