L’amour de Juliette

Juliette Drouet was born in 1806 in Fougères, in the name of Julienne Josephine Gauvain. She became an orphan early. Her mother died a few months after her birth and her father the following year. Some says that she has been the model for the character “Cosette” in Les Misérables.

She is raised by her uncle, René Drouet. She is educated at a religious school at Saint-Mandé and she is proficient in literature and poetry. Around 20 years old, of she meets the sculptor James Pradier. He represents her in a statue symbolizing Strasbourg, at the Place de la Concorde. She has a daughter with him, Claire, who will die 20 years later.

She becomes an actress but above all she is known is the Parisian society as a courtesan, extremely beautiful. Victor Hugo met her while she was playing the role of Princess Négroni in Lucrezia Borgia. She then becomes his mistress, as well as his secretary and travelling companion. They write love letters to each other (she wrote more than 20 000 letters). She helps him in his work, read his texts. She had a writing talent.

In 1851, she helps him to exile to Brussels, because of the “coup d’État” against Napoléon III. She joins him, and saves also all his manuscripts. All the family, including Juliette, leave to Jersey in 1852. There she lives near them. When Victor Hugo moves to Guernsey in 1855, she moves in a flat, and then in a little house called La Pallue, but it is very humid. So Victor buys her Hauteville Féerie and decorates it, with the furniture and fabric she likes.

Juliette is very grateful and invite in return Victor in her house, while his wife is away and because Hauteville House is uncomfortable. She doesn’t want to go in Hauteville House when Mrs Hugo is here. One day Mrs Hugo pays a visit to Juliette, so it is impossible to avoid returning it, and from this time Juliette does not hesitate to spend time at Hauteville House. She went there almost every day, to revise the manuscript and the copies of Les Misérables.

In 1869, Victor goes back to Brussels with Juliette, then they go to the Rhine, which holds sweet memories for both. On their return to Guernsey, he plans a journey to Italy for for him and Juliette. In 1872, Hugo is no longer in exile but returns at Hauteville House. He goes to find Juliette in Hauteville Feeries, and organizes family drives in the island, but Victor has intrigues under her eyes and she can’t handle it anymore. She decides to go to Brest to live with her sister.

At the end, she goes to live in 1874 Rue de Clichy the third floor, while Madame Charles Hugo, her children, and the poet, settle in the fourth. In 1878, Victor has a cerebral attack. He is escorted to Guernsey by family friends. Juliette is informed of the intrigues that Victor has had. Their relationship changes. Juliette still stays to take care of him in a house near Paris, while she is dying because of a cancer.

She died in Paris in 1883 at the age of 77. In her last letter, she said : « Je ne sais pas où je serai l’année prochaine à pareille époque, mais je suis heureuse et fière de te signer mon certificat de vie pour celle‑ci par ce seul mot : Je t’aime. » Juliette has only lived for Victor. She rendered a cult to the poet and lived in a complete self-abnegation. She has felt a passion for him, whereas he wanted more a calm and regular love. She sacrificed herself to adopt his tastes, ambitions, and dreams.

Guimbaud, Louis, Juliette Drouet’s Love-Letters to Victor Hugo, edited with a biography of Juliette Drouet, 2013.

http://www.gutenberg.org/files/44034/44034-h/44034-h.htm

Paris et ses mystères

La ville de Paris cache de nombreux mystères, à la fois dans son histoire et dans l’imaginaire qu’elle inspire. Les personnages fascinants qui y ont vécu dans le passé réel et dans les œuvres de fiction réapparaissent à chaque coin de rue. On peut suivre leur trace à travers des visites guidées ou des jeux de piste, mais aussi chez soi, bien au chaud, en parcourant des livres. Des historiens curieux et de grands auteurs de la littérature française ont été inspirés par des faits sans doute avérés, comme pour toute légende, et dont ils ont développé tout un mythe.

Chaque arrondissement recèle des histoires plus ou moins étranges. Concernant le quartier du Marais par exemple, on pense à celle de l’alchimiste Nicolas Flamel qui a fait fortune subitement, ce qui a fait penser qu’il savait changer le mercure en or. Vers le Carré du Temple, y aurait-il un trésor caché, celui des Templiers ? Le Fantôme de l’Opéra, celui du splendide bâtiment de Charles Garnier, aurait-il existé ? Entre les catacombes et les cimetières anciens de la ville, les légendes sont toujours vivantes à Paris. Des connaisseurs explorent encore les carrières souterraines interdites. D’autres développent leurs propres théories à partir des croyances populaires. Après tout, où est la limite entre fantasme et réalité ?

La tombe supposée de Dracula au Père Lachaise selon Jacques Sirgent

https://www.actualitte.com/article/reportages/esoterisme-et-vampires-au-cimetiere-du-pere-lachaise/58149

L’architecture à Lille

La visite du centre ancien de Lille est en elle-même une découverte de l’âge d’or de l’architecture lilloise. Au début du XVIIe siècle, les constructions en bois sont abandonnées et c’est la brique qui est utilisée, avec la pierre blanche et le grès. Les arcades empêchent l’humidité de remonter et les parties pleines sont décorées de guirlandes de fruits, cornes d’abondance, masques, angelots joufflus. La construction du bâtiment de la bourse en 1652 marque l’apogée du style lillois. On retrouve cette influence beaucoup plus tard avec le néo-régionalisme et la nouvelle bourse.

La citadelle de Vauban est une autre œuvre caractéristique de la ville. Elle a été construite de 1667 à 1670 sur ordre de Louis XIV. Elle faisait alors partie d’une ligne de places fortes, dans le « Pré Carré » comportant 28 villes fortifiées[1]. Vauban, en tant que gouverneur, était très attaché à la ville. Il avait aussi pour projet d’unir toutes les villes du Nord par la navigation.

Ancienne « capitale des Flandres », future « Capitale Mondiale du Design » en 2020, Lille rassemble aujourd’hui les hommes et femmes d’affaires, étudiants, amateurs de culture et autres créateurs. Autour de la ville se développent de nombreux centres d’intérêts, comme l’habitat ouvrier du quartier Sud, le musée Art déco de La Piscine à Roubaix, ou encore la Villa Cavrois.

[1] https://www.lhistoire.fr/vauban/lille-la-plus-belle-citadelle

Place Louise de Bettignies. Maison Gilles de la Boe (à gauche au coin)

Le mégalithisme à Filitosa

Le mégalithisme (mégas en grec, grand et lithos, pierre) est un terme utilisé pour désigner des pierres levées, isolées ou regroupées. Les dolmens, coffres et allées couvertes sont des monuments funéraires. Les sociétés qui les ont bâties étaient sédentaires et hiérarchisées. Elles montraient ainsi le pouvoir des élites et leur capacité à diriger une communauté. Les mégalithes ont une fonction funéraire, sociale, mais aussi liée aux croyances.

On trouve par exemple un monument cultuel à Filitosa, représentant des guerriers. Le site comprend deux complexes monumentaux, les torre, dont l’un s’accompagne d’une plate-forme de surveillance. La fonction des torre n’est cependant pas militaire, car l’espace y est exigu. En revanche, une aire en argile cuite au centre de la pièce unique permettait d’allumer des feux rituels. De plus, ils sont en partie construits à l’aide de morceaux d’anciens menhirs sculptés à l’effigie de chefs religieux, civils ou militaires. En effet, ces constructions circulaires sont réalisées vers 1100 avant Jésus-Christ, à la fin de l’Âge de bronze, lorsque les croyances primitives mégalithiques sont délaissées et font place à d’autres croyances.

Monument torréen à Filitosa, site préhistorique corse

Monument torréen à Filitosa, site préhistorique corse